Double Diploma by Nacel

L’apprentissage en ligne peut offrir à n’importe quel élève une éducation de niveau mondial

Bruce Davis, PDG de Hudson Global Scholars, explique comment son entreprise utilise le numérique pour ouvrir l’accès à l’enseignement supérieur anglophone aux élèves du monde entier. Columbia School, l’école partenaire de Nacel dans le cadre du Double Diploma by Nacel, fait partie du réseau de Hudson Global Scholars

Propos recueillis lors d’un webinaire PIE Chat Live.

Quelle est l’histoire fondatrice de Hudson Global Scholars ?

« L’inspiration vient toujours d’une base d’expérience. J’ai eu la chance de faire trois choses : diriger des écoles physiques hors des États-Unis, dans des pays comme l’Ouganda ou l’Égypte, et voir concrètement les limites de l’enseignement traditionnel dans les pays en développement. J’ai aussi géré un grand réseau d’écoles en ligne aux États-Unis via K12/Stride.

Ce qui m’a frappé, c’est que des enfants de l’étranger tentaient de s’inscrire à cette école américaine en ligne, même si elle n’était pas conçue pour eux, mauvais horaires, pas de curriculum adapté, pas de prise en charge des bilingues. Pourtant, ils essayaient quand même. C’est de là qu’est née l’idée : créer une école internationale en ligne, de haute qualité, à coût accessible, qui prépare des élèves du monde entier à intégrer des universités anglophones. »

Comment le numérique favorise-t-il concrètement l’équité en éducation ?

« Dans sa forme ultime, l’apprentissage en ligne permettrait à n’importe quel élève, n’importe où dans le monde, de recevoir une éducation de niveau international,  comparable à ce que proposent les meilleures écoles privées. Le numérique efface la distance et le temps. Qu’un élève soit en ville, à la campagne, dans un pays développé ou non, il peut se connecter et accéder à une institution de son choix. »

« La nature de l’apprentissage électronique permet cela. Mais ce n’est pas simple pour autant. Il faut construire une institution éducative adaptée à la population d’élèves que l’on cherche à atteindre. Et c’est précisément ce qu’est Hudson Global Scholars. »
 
Comment Hudson Global Scholars prépare-t-il concrètement les élèves à leur avenir ?

« Les élèves d’aujourd’hui, partout dans le monde, aspirent à des choses similaires : rejoindre l’économie mondiale, accéder à l’enseignement supérieur où qu’ils le souhaitent, avoir une vie meilleure. Hudson enseigne intégralement en anglais, de la maternelle à la terminale. Les cours sont conçus pour des apprenants non natifs,  progressifs, accessibles, et ancrés dans la culture américaine.

Les cours sont donnés par des enseignants américains, souvent le soir de leur côté, ce qui correspond au matin en Asie. Les élèves apprennent dans un système technologique moderne, très proche de ce qu’ils retrouveront dans une université américaine, où le LMS (learning management system) est aujourd’hui le cœur de l’enseignement supérieur. Et l’offre de matières est considérable : programmation Python, cryptomonnaies, histoire de la Chine… ce qu’aucune école physique ne pourrait proposer à cette échelle. »

Avez-vous des exemples de parcours d’élèves qui illustrent cet impact ?

« Oui, heureusement nous en avons beaucoup. Quelques exemples qui m’ont marqué : Maria, une élève ukrainienne évacuée en Roumanie, sans accès à une école locale car elle n’a pas la nationalité roumaine. Nous lui offrons une éducation internationale de qualité, et nous accompagnons ainsi environ 200 élèves ukrainiens, dont certains se trouvent peut-être encore en zone de conflit, nous ne le savons pas toujours.

Du côté du Vietnam, qui représente une large part de nos élèves, Kim a terminé notre programme et est aujourd’hui inscrite à l’université de l’Illinois à Chicago pour étudier la biochimie, avec l’ambition d’obtenir un doctorat. Yan, elle, a choisi l’Australie et étudie le commerce pour créer sa propre entreprise. Et Kevin a préféré entrer directement dans la vie active : il est désormais directeur marketing d’un réseau d’écoles bilingues au Vietnam, en utilisant son anglais et sa formation internationale. »

Comment travaillez-vous avec les établissements partenaires ?

« Nous ne cherchons pas à remplacer les écoles locales. Nous croyons que les écoles physiques apportent des choses essentielles aux élèves, et dans beaucoup de pays, ils ont l’obligation légale d’être scolarisés dans un établissement national. Notre programme est complémentaire : l’école l’adopte et peut proposer à ses élèves un parcours international, à bien moindre coût qu’un programme IB ou un curriculum britannique complet.

Grâce à ce partenariat, une école peut offrir des débouchés vers des universités américaines, britanniques ou australiennes, améliorer son enseignement de l’anglais à tous les niveaux, élargir considérablement son offre de matières optionnelles et se targuer, dans sa communauté locale, de placer des élèves dans des institutions étrangères. Pour l’école, c’est un vrai avantage concurrentiel. Et tout cela, sans coût direct pour l’établissement. »

Comment gérez-vous les défis d’accessibilité : technologiques, financiers, géographiques ?

« Il y a plusieurs dimensions. D’abord la couverture géographique : nous sommes présents dans 25 pays, et nous en avons ouvert 7 nouveaux cette année. Il en reste environ 225 à atteindre. Ensuite, sur le plan technique, nous concevons nos systèmes pour fonctionner sur un simple téléphone avec une connexion cellulaire. Un élève au Kenya, hors d’une grande ville, peut accéder à notre programme via la 5G, qui couvre désormais une grande partie du pays, avec un smartphone. Et un élève dans une école bien équipée d’Athènes aura lui aussi une bonne expérience, avec de la bande passante et un grand écran. »

« Sans le bâtiment, on réduit les coûts. Et parce que nous accueillons des milliers d’élèves, nos coûts de fonctionnement sont plus bas. Notre mission est de réduire ce coût au fil du temps, à mesure que nous grandissons. »

« Enfin, sur les fuseaux horaires : nos enseignants américains acceptent d’enseigner en soirée pour être présents le matin en Asie. C’est un engagement fort de leur part, et ils semblent même apprécier d’avoir une classe internationale dans leur journée. »

Quels sont vos objectifs pour les années à venir ?

« Nous travaillons à augmenter significativement le nombre d’universités qui acceptent les diplômés de notre programme Dual Diploma (Source: https://hudsonglobalscholars.com/our-programs/us-dual-diploma), aux États-Unis, mais aussi en Australie, au Canada, au Royaume-Uni. Nous voulons aussi ouvrir des voies professionnelles : formations certifiantes, programmes pratiques pour les élèves qui ne souhaitent pas partir étudier à l’étranger mais veulent continuer à se former. Et bien sûr, continuer à étendre notre présence à de nouveaux pays, tout en maintenant la qualité et en réduisant les coûts à mesure que notre échelle augmente. »